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SUMMARY:2 mai MSH Paris Nord 1968 : revisiter la période et penser l’événement\, à la lumière des sciences humaines et sociales
DESCRIPTION:Journée d’études: 1968 : revisiter la période et penser l’événement\, à la lumière des sciences humaines et sociales \nEn partenariat avec la MSH Paris Nord  \nMercredi 2 mai\, de 9h30 à 17h30\nMaison des Sciences de l’Homme Paris Nord\n20\, avenue George Sand – 93210 La Plaine Saint-Denis\nMétro : Front-Populaire (Ligne 12) \nEntrée libre sous réserve d’inscription\, à inscription@gabrielperi.fr \nQui a dit que 1968 c’était fini ? Au vu des nombreuses manifestations culturelles engagées\, 1968 n’est pas oublié. Mais de quoi s’agit-il ? La plupart des initiatives prévues pour ce cinquantenaire sont fortement centrées sur les images et les représentations\, sur la présentation d’une documentation\, forte d’un parfum nostalgique qui évoque autant les aspirations que les illusions d’une génération et d’une époque. Ce retour aux différentes archives a quelque chose de sain en ce qu’il aide le nécessaire regard scientifique critique capable d’embrasser la globalité de l’événement\, de l’inscrire dans la durée mais aussi d’en discerner les strates\, les contradictions.\nCe qui fait débat parfois avec les événements majeurs qui ont jalonné l’histoire française et/ou mondiale c’est qu’ils sont appréhendés dans une singularité exceptionnelle qui les rend proprement inexplicables                                                           ou bien à l’inverse ils sont réduits à n’être que l’épiphénomène d’une évolution inexorable. Une question majeure qui reste pendante à propos de 1968 c’est évidemment la question du sens de l’événement lui-même qui dès le départ est au centre de l’affrontement idéologique et culturel comme de la mobilisation sociale et politique. Cette question a été concrètement et de multiples manières posée par les acteurs sur le moment mais également reprise par eux-mêmes avec parfois une prise de distance. L’héritage dans sa diversité n’a pas été revendiqué clairement sinon unanimement par les acteurs. Dans cette                                                           situation la confrontation des savoirs\, des études\, des réflexions est d’autant plus utile qu’on en revient à cette interrogation sur le sens\, la caractérisation de l’événement. La démarche critique ne peut ignorer la tension entre ce qu’induit à chaque époque le regard rétrospectif. On ne peut échapper à la subjectivité du présent qui façonne notre représentation du passé avec lequel\, dans le cas des événements encore proches\, l’interaction des souvenirs joue un rôle notable. Pour autant faut-il renoncer à la tentation de comprendre l’événement à l’aune d’une analyse des évolutions de la société contemporaine ?\nLes diverses tables rondes peuvent être l’occasion de retrouver cette question transversale du sens de l’événement entendu d’une manière large – une séquence plus longue – celle de l’année 68.\nLa première table-ronde autour des mobilisations sociales collectives\, à la lumière des recherches d’histoires\, de sociologie\, d’anthropologie croise évidement la question des groupes et classes sociales\, mais la pertinence de l’analyse et la compréhension des formes de l’action collective. A l’aune de l’interprétation de 1968 comme le moment inexorable de la montée de l’individualisme\, souvent avancée lors des anniversaires précédent\, qu’en est –il?\nLa table-ronde sur le politique et 1968\, interroge également le sens de l’événement d’autant que les héritages ne sont pas revendiqués clairement. Signe sans doute que les filiations politiques sont en partie brouillées et que l’événement\, mis à distance\, apparaît politiquement complexe sinon contradictoire. Pour autant faut-il radicalement distinguer sinon opposer les organisations et les institutions dépassées et la spontanéité populaire qui serait décidément seule créatrice ou impuissante\, selon les points de vue ? N’est-ce pas l’impossible articulation qui fait également le sens politique de l’événement?\nLa table ronde sur les images et les interprétations permet d’interroger la place des images au cœur de l’événement mais aussi celles construites postérieurement sous forme de représentations et d’interprétations proposées notamment dans les recherches des diverses sciences sociales mais aussi analyses politiques qui s’emploient à caractériser l’événement. La revisite des travaux produits notamment à l’occasion des commémorations permet de mesurer comment se construisent les représentations savantes de l’événement.\nLa table ronde sur la dimension internationale permet d’aborder la question de la globalité de l’événement non pas à travers une vision unifiée mais en terme de circulation\, de connexion et d’interaction. Comment interpréter ces résonances dans des sociétés et des systèmes politiques différents ? Est-ce l’indication d’une étape dans un processus de globalisation en cours ? \n4 tables rondes \n\n 9h30–11h00. Le mouvement social et ses différentes composantes : retour sur le sens des événements\, la lecture des mouvements sociaux dans l’espace national\, les étudiants\, le monde ouvrier et les salariés\, le monde rural et les paysans\, les intellectuels. Animateur et discutant :Alain Bertho\, Université Paris 8\, MSH Paris Nord\n\nAvec : \n\nJean-Philippe Legois\, Université de Reims – Champagne-Ardenne / Cité des mémoires étudiantes. Auteur de : « Les slogans de mai 68 » (First)\, « 33 jours qui ébranlèrent la Sorbonne » (Syllepse).\nLudivine Bantigny\, Université de Rouen\, dernières publications : 1968 de grands soirs en petits matins (Seuil\, 2018); La France à l’heure du monde. De 1981 à nos jours (Seuil\, 2013 rééd. 2018)\nFrédérique Matonti\, Université Paris 1\nJean-Philippe Martin\, agrégé d’histoire\, « Luttes paysannes dans l’Ouest et en Languedoc avant et après le printemps 1968\, éléments de comparaison… » Auteur de Des « mai 68 » dans les campagnes françaises ?\, L’Harmattan\, 2017 et de Histoire de la nouvelle gauche paysanne\, La Découverte\, 2005.\n\n\n 11h15–12h45. La politique interpellée\, en France et en Europe\, les organisations au défi\, engagement et réaction. Animateur et discutant : Serge Wolikow\, Fondation Gabriel Péri.\n\nAvec : \n\nJean Vigreux\, MSH de Dijon\, Université de Bourgogne; auteur de Mai juin 1968 en Bourgogne\, Dijon\, EUD\, 2018 et Croissance et contestation 1958-1981\, (Histoire de la France contemporaine n°9)\, Paris\, Seuil\, 2018\nRoger Martelli\, Fondation Gabriel Péri\, auteur de Communistes en 1968\, le grand malentendu\, Editions sociales\, à paraître le 3 mai prochain\nBernard Ravenel\, Institut Tribune socialiste\nSylvain Lazarus\, Université Paris 8 : « Lisibilité et illisibilité de mai 68 ». Publication: L’intelligence de la politique\, AL DANTE\, ed. 2013.\nGilles Richard\, Université Rennes 2\, auteur d’Histoire des droites en France de 1815 à nos jours\, Perrin\, 2017.\n\n\n 14h00–15h30. Images et représentations\, images d’hier et expositions actuelles\, recherches et relectures. Animateur et discutant : Jean Vigreux\n\nAvec : \n\nAudrey Leblanc\, docteure en histoire de l’Ehess\, commissaire de l’exposition « Icônes de Mai 68 : les images ont une histoire »\, BnF Tolbiac (du 17 avril au 26 août 2018). Dernières publications: avec Dominique Versavel (dir.)\, le catalogue Icônes de Mai 68 : les images ont une histoire\, Paris\, BnF éditions\, 2018; avec Sébastien Dupuy\, « Le fonds Sygma exploité par Corbis\, une autre histoire du photojournalisme »\, Etudes photographiques n°35\, printemps 2017\, p. 88-111.\nAlain Bertho\nSerge Wolikow\nAntoine Aubert\, doctorant en science politique\, Université Paris 1\, publications : « Multitudes : aux origines d’une revue radicale\, Raisons politiques\, vol. 67\, n°3 ; « Les intellectuels après-68 et Marx. De la fascination aux adieux »\, in Antony Burlaud et Jean-Numa Ducange (dir)\, Marx\, Une passion française\, Paris\, La Découverte\, 2018\, à paraître.\n\n\n 15h45–17h15. Dimensions internationales et approche globale : L’événement vu du Sud\, en Europe centrale et URSS\, du côté des États-Unis. Animateur et discutant :Roger Martelli\, Fondation Gabriel Péri.\n\nAvec : \n\nFrançoise Blum\, Université Paris 1\nCatherine Samary\, économiste\, dernière publication : Du communisme décolonial à une démocratie des communs\, Éditions du Croquant\, décembre 2017\nAndré Gratchev\, politologue\, ancien conseiller de Mikhaïl Gorbatchev\nJim Cohen\, Paris 3 Sorbonne Nouvelle\, « L’année 1968 aux États-Unis\, le tournant politique »\n\n
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